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Catonné Jean-Philippe Psychiatre des hôpitaux et Professeur de
philosophie Docteur en médecine et Docteur
en philosophie
AUTOBIOGRAPHIE |
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Les amis
du Grep de Toulouse me demandent une présentation. Je m’en réjouis.
En effet, sur ce point, je partage l’opinion de Sigmund Freud qui
se défiait des biographes, Ce qui l’a conduit à se charger lui-même
du travail en produisant de multiples éléments de biographie et autre
Selbstdarstellung (Autoreprésentation). Tout
d’abord, elle fera mention de mes relations avec le Grep dont j’ai
connu les dirigeants en 1990, présentés par mon ami de très longue
date, le Docteur Bernard Auriol. Parmi les
autres animateurs les plus actifs de l’époque, je rencontrais alors
Robert Fréminé, Alain
Gérard et Hugues Castella. Dès ce
premier contact, le principe d’une conférence fut arrêté sur un thème
qui m’était familier. Il en résulta « La sexualité hier et aujourd’hui »,
publié dans le N° 5/6 de Parcours.
Loin de constituer un aboutissement, ma collaboration avec le Grep-mp
ne fit alors que commencer. Je devins en effet un correspondant parisien
du groupe toulousain, ce qui modestement a signifié la mise en relation
avec des conférenciers souhaités. Ainsi, dès l’année suivante, en
1993, celui qui fut mon Directeur de recherche pour la qualification
en psychiatrie, Le Pr. André Bourguignon vint prononcer une conférence
sur l’ « Actualité de la psychanalyse freudienne »
(Parcours,
N° 7/8) et revint quelques mois avant sa mort en 1996 prononcer
une deuxième conférence intitulée « Histoire naturelle de l’homme »
(Parcours,
N° 13/14). Dans ce même numéro, je fis suivre la publication de
cette dernière conférence par un « André Bourguignon : hommage
à un humaniste ». En 1999, je vins présenter un autre maître
et ami, cette fois en philosophie, à savoir Marcel
Conche, lequel prononça une splendide, éclairante conférence sur
« Le scepticisme et le sens de la philosophie ». Mon introduction avait, quant à elle, pour titre « Marcel
Conche, qui êtes-vous ? », les deux textes ayant été publiés
dans le N° 19/20 de Parcours.
Parmi les autres de mes amis qui connurent l’accueil chaleureux et
enrichissant du public toulousain, je mentionnerai Michel
Monroy qui fut mon Chef de service en psychiatrie au début des
années 70 et qui vint prononcer en 2000 une conférence sur le thème
des sectes dont il devenu un spécialiste reconnu. Il avait souhaité
parler des « Mécanismes
de la dérive sectaire », texte et débat publiés dans le N°
21/22 de Parcours. Encore un mot sur le Grep.
Lors de mon propos introductif à la conférence de Marcel Conche, Hugues
Castella m’avait demandé de présenter le Grep Midi-Pyrénées. Je n’ai
plus les notes de cette présentation publique toulousaine, mais j’ai
gardé en mémoire le sens de mon propos légitimement élogieux. J’ai
présenté l’Association comme un foyer actif de réflexion s’inscrivant
dans une tradition éminemment respectable de ce qu’on concevait jadis
sous le nom d’éducation populaire. Qui voudrait une preuve de cette
affirmation, pourrait utilement se reporter aux sommaires des différents
numéros de Parcours, apprécier
la qualité des conférenciers et l’intérêt des question posées par
un public ouvert et enthousiaste, ce dont témoigne la transcription
intégrale des débats avec la salle.
Venons-en
maintenant à l’autobiographie elle-même qui sera bien sûr ici sommaire
et réduite, pour l’essentiel, à la vie professionnelle et publique.
Sur le plan plus personnel, je dirai que je suis né en 1943 et que
j’ai éduqué deux enfants, avec quelques difficultés et beaucoup de
joies. Pour plus de clarté, exposons cette brève biographie suivant
une chronologie regroupée par décennies, cinq en tout jusqu’à ce jour.
I. Les années soixante ou le temps d’une première
formation universitaire J’obtiens
un baccalauréat dit à l’époque de « philosophie » en 1961,
après avoir suivi des études classiques au lycée Condorcet de Paris.
J’ai alors le choix entre la Faculté des lettres et la Faculté de
médecine. Mes aspirations personnelles me portent vers la philosophie
et les sciences humaines, une tradition familiale vers la médecine.
En fait, je ne choisirai jamais : ce ne sera pas philosophie ou médecine
mais médecine et philosophie, plus bien d’autres objets de passion,
comme l’avenir le confirmera. Au cours des années soixante, j’ai donc
eu une double inscription en faculté des lettres et de médecine. De cette
dernière, j’ai apprécié deux qualités majeures : la rigueur et l’humanisme.
La rigueur me fut transmise par ceux que nous appelions les « fondamentalistes »,
c’est-à-dire des enseignants à la fois médecins et diplômés de sciences
exactes, en l’occurrence la biophysique, la biochimie. Quant à l’humanisme
que je qualifierais de concret, c’est-à-dire inscrit dans une effectivité
pratique, il me fut donné de le connaître auprès de cliniciens. Une
figure exemplaire en fut à mes yeux le Pr. Jean Bernard dont je viens
d’écrire une recension sur son dernier livre intitulé Si Hippocrate voyait ça (J.C. Lattès, 2003). Consacré aux questions
bioéthiques, il y rappelle de quoi lui paraît constituée la morale
médicale traditionnelle, à savoir générosité, compassion, dévouement
et désintéressement, qualités que j’ai vues à l’oeuvre chez l’auteur. En outre,
dans la médecine, c’est d’emblée la psychiatrie que j’avais retenue
comme spécialité. En 1967/68, je suis à Sainte-Anne et y reçois l’enseignement
de Jean Delay, Pierre Pichot, Pierre Deniker, Thérèse Lempérière.
Je passerai sur les objections à faire à ce monde hospitalo-universitaire
pour ne retenir qu’une certaine finesse sémiologique et une connaissance
érudite des psychotropes. Dès l’année suivante, en 68/69, je prends
mon premier poste d’interne à Moisselles (95) dans l’hôpital psychiatrique
que dirige alors le Dr. jean Ayme. Entre temps, est survenu la révolution
culturelle de Mai 1968. Elle a répondu à des espoirs de libération
tant personnelle que collective, attentes forgées tout au long des
années soixante. Pour certains, ce fut une cour de récréation dans
le cours de l’Histoire ; pour ma part, ce mouvement prometteur d’émancipation
m’a fait vivre intellectuellement et avec intense émotion pendant
une dizaine d’années.
II. Les années soixante-dix ou le temps d’engagement
en psychiatrie Je fais tout le temps de mon internat, jusqu’en 1973, à Moisselles, dans les services des Docteurs Ayme, Piret, Ribstein et Monroy. Ayme
a structuré l’hôpital comme haut lieu de « psychothérapie institutionnelle »,
à savoir traiter l’institution comme condition et moyen de tout soin
possible. Il s’agit de rompre avec la tradition asilaire conçue sur
le mode prévalent de l’enfermement. Cette action hospitalière s’accompagne
d’un travail extra-hospitalier dans ce qui s’appelait à l’époque les
dispensaires d’hygiène mentale, ancêtres des actuels CMP (Centres
médico-psychologiques). En l’occurrence, je suis présent dans ceux
de Saint-Denis, Genevilliers, Argenteuil. Au cours
de cette période, lors de rassemblements, je rencontre des acteurs
éminents de la transformation radicale de la psychiatrie, en particulier
Tosquelles, Bonnafé, Daumézon, Gentis...- on me pardonnera de ne pas
les citer tous -. Ce temps sera aussi l’engagement dans des mouvements
de lutte, en particulier à l’AERLIP,
mouvement réunissant des « travailleurs de la santé mentale »,
en majorité des infirmiers psychiatriques. Une de ses actions mémorables
fut l’organisation d’un congrès à Auxerre en 1974 et la publication
d’un rapport intitulé Des infirmiers psychiatriques prennent la parole.
Cela me donna l’occasion d’animer des réunions dans différentes régions,
en particulier à Toulouse et à de multiples reprises, en retrouvant
mon ami le Dr. Bernard Auriol. Entre-temps,
je soutiens un mémoire pour la qualification en psychiatrie, sous
la direction du Pr. André Bourguignon, homme savant et doté d’une
exceptionnelle ouverture d’esprit. Sa générosité était connue de ceux
qui le côtoyaient : je garde en mémoire une de nos dernières rencontres,
où il tint à m’offrir tous les volumes alors publiés des Oeuvres
complètes de Freud, traduction dont il était le responsable avec
Jean Laplanche. Je suis resté en liaison avec lui jusqu’à sa mort
survenue en 1996. Une autre personne avec laquelle je suis resté en
contact jusqu’à ce jour est le Pr. Georges Lantéri-Laura. Il était
membre du jury de cette soutenance en psychiatrie. Mais nous nous
connaissions dès le début des années soixante-dix. Il dirigeait le
premier département de psychologie médicale destiné aux étudiants
en médecine et créé à l’Université de Paris XIII sous l’impulsion
du dynamique doyen Cornillot. J’y étais chargé de cours en même temps
qu’à Paris VII, en « Sciences humaines cliniques », pour
encadrer en cette université les stages de psychopathologie des
étudiants de maîtrise en psychologie. De plus,
en 1974, je rentre à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie,
détaché à la caisse régionale de l’île de France, en tant que psychiatre
consultant.
III. Les années quatre-vingt ou le temps de
la clinique et de la réflexion philosophique La clinique a pour lieu cette caisse régionale où après
avoir été chargé du contrôle des malades hospitalisés en psychiatrie
pendant six ans, je suis conduit, dans un autre service, tout au long
des années quatre-vingt, à donner un avis, sur des patients suivis
en psychiatrie, aux médecins-conseils des caisses primaires ou des
organismes sociaux ayant passé convention. Ces patients sont pour
la plupart traités en ambulatoire, par des psychiatres libéraux ou
publics. Quant à l’avis il intéresse ou bien des questions psychiatriques
proprement dites, par exemple la formation d’un diagnostic, l’établissement
d’un traitement ou bien un avis médico-social, par exemple une attribution
d’une pension d’invalidité et le choix du type de catégorie. Au cours
de cette longue période, j’ai pu rencontrer plusieurs milliers de
patients aux pathologies les plus diverses, de toutes conditions sociales
et de multiples origines. Epoque
plus sereine, elle me permet de retrouver le chemin de l’université.
Mais d’enseignant, je redeviens enseigné. Je reprends ainsi des études
dans le département de philosophie de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne
et y parcours tout le cursus, à savoir la licence, la maîtrise, le
DEA et la thèse consacrée aux travaux de Foucault sur la sexualité,
tout particulièrement sur l’Antiquité grecque. Je la soutiens en 1990,
au terme de dix années écoulées depuis la reprise de ces études philosophiques.
IV. Les années quatre-vingt-dix ou période
d’enseignement philosophique, de recherche et d’écriture En 91, je décide d’enseigner la philosophie tout d’abord
en lycée, puis, dès l’année suivante et conjointement à l’Université
de Paris I Panthéon-Sorbonne (dans l’UFR « Sciences des arts »)
où je suis encore actuellement. Quoique parfois difficile, l’enseignement
au lycée m’est apparu remarquablement formateur. De plus,
entre 1993 et 1996, j’enseigne au Brésil, en particulier en tant que
Professeur invité, en 1994 et 1995, dans le département de philosophie
de l’Université d’Etat de Rio de Janeiro durant les semestres d’hiver
de l’hémisphère Sud, c’est-à-dire pendant notre été européen. J’ai
beaucoup apprécié l’appétit de savoir des étudiants brésiliens et
la sociabilité des collègues. J’ajoute que l’enseignement dans une
autre langue est certainement une expérience passionnante. Au cours
de cette période, je signalerais les conférences données dans le diplôme
« Arts et médiations thérapeutiques », organisé par le département
« Sciences humaines cliniques » de l’Université de Paris
VII. Je donne ces conférences depuis la création de diplôme d’université
et pendant sept années consécutives. Quant aux publications, on pourrait les regrouper en trois catégories, à savoir celles intéressant l’esthétique, celles consacrées à la philosophie et aux sciences humaines, celles s’intéressant à la psychiatrie, en particulier à son histoire.
V. Le début des années 2000 ou le retour heureux en psychiatrie En 2001,
je prends un poste de Praticien Hospitalier à temps partiel au Centre
psychiatrique de Clermont de l’Oise (60). J’y exerce deux types d’activité.
D’une part, j’assume une consultation au Centre médico-psychologique
de Senlis. D’autre part, le Dr. Olivier Boitard m’a proposé un travail
original dans un atelier thérapeutique, lequel a une vocation de réinsertion
des malades mentaux par la médiation de la restauration. En effet,
cette institution située à Sacy-Le-Grand est un hôtel-restaurant qui
reçoit des patients, qualifiés en l’occurrence de stagiaires. Ces
derniers sont adressés par les collègues de plusieurs secteurs de
l’Oise avec un triple projet, soit pour une réinsertion professionnelle
proprement dite en milieu ordinaire ou protégé, soit pour une réinsertion
sociale par un travail d’autonomisation, soit enfin pour une évaluation
de la capacité de travail. Mon rôle de psychiatre institutionnel est
double : d’une part, animer une équipe composée de personnes ayant
des statuts professionnels divers et, d’autre part, recevoir les candidats
stagiaires et leurs équipes adressantes, suivre ces stagiaires, en
particulier lors de réunions de bilan un mois après l’admission et
de synthèse chaque trimestre si possible. Par ailleurs,
j’ai gardé une charge de cours à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.
Je parlais d’un retour heureux en psychiatrie, dans la mesure aussi
où ma formation et mon expérience philosophique y étant connues de
tous, cette réalité semble manifestement appréciée. Ainsi, un an après
ma prise de fonction, des collègues des secteurs psychiatriques de
l’Est de l’Oise m’ont demandé de prononcer une conférence en tant
que philosophe lors de leur journée annuelle de réflexion, l’année
2002 ayant retenu le thème de la « distance ». Enfin,
dernier élément heureux dans ce retour. En cette même année, je me
suis présenté pour la première fois au concours national de Praticien
Hospitalier pour devenir Psychiatre des hôpitaux et le jury a déclaré
ma candidature « retenue » sur la liste d’aptitude, publiée
fin février 2003. J’ajoute que les amis du Grep m’ont demandé de faire
état aussi de mes « titres et travaux » et d’une manière
détaillée. Rien de plus facile, puisqu’il me suffit, pour satisfaire
à cette demande, de présenter une partie du dossier que j’avais conçu
pour la préparation de ce concours.
TITRES ET TRAVAUX Les points suivants
sont exposés : I. Diplômes
II. Publications
Regroupons la formation multiple
en deux grandes rubriques.
A. Psychiatrie, droit et sciences humaines. a) Au cours de l’internat en
psychiatrie - Certificats de maîtrise de Psychologie, de psychopathologie, avec
Colette Chiland, Jacques Corraze et Henri Faure en 1969, à La Sorbonne,
Faculté des Lettres et Sciences humaines, et de psychosociologie,
avec Claudine Barrus-Michel et Claude Veil, en 1971, à Paris VII,
U.F.R. de « Sciences humaines cliniques ». Le mémoire du
Certificat de psychopathologie a traité de « La sécurité dans l’hôpital
psychiatrique traditionnel » ; le mémoire du Certificat de psychologie
sociale clinique a présenté une réflexion sur « La notion de
secteur psychiatrique ». - Etudes d’anthropologie, sous la direction de
Robert Jaulin, en 1972 et 1973, à Paris VII.
b) A l’issue de cet internat - Doctorat en médecine et spécialité de psychiatrie, C.E.S., en 1973, à Paris XII Créteil.
Ma thèse de médecine a porté sur les « analyseurs » en
institutions psychiatriques. Employant les concepts psychosociologiques
d’analyse institutionnelle forgés par René Lourau et Georges Lapassade,
elle étudie le statut tragique du bouc émissaire dans les hôpitaux.
Intitulée Des institutions et leurs analyseurs (Etude
de psychothérapie institutionnelle), elle découle des travaux
sur le malade-symptôme en institution ; elle est redevable à l’action
de réflexion et de transformation conduite par le mouvement de psychothérapie institutionnelle, en particulier les efforts déployés
par François Tosquelles, Jean Oury et Jean Ayme. Cette thèse obtint
la mention <<Très Honorable
>>. Le Directeur de cette recherche fut le psychanalyste et
Professeur de psychiatrie André
Bourguignon, les autres membres du jury étant les Drs Alliot,
Amado, Grasset et le Pr. Georges Lantéri-Laura.
c) Au cours de mes fonctions
à la C.N.A.M. -Diplôme d’études approfondies de Sécurité sociale, D.U. obtenu à Paris
VII en 1978 ; - Diplôme d’administration et d’économie de la santé, D.U. obtenu à Paris VII en
1980, sous la direction de Mme Monique Chemillier-Gendreau, Professeur
de droit ; - Certificat d’études spéciales de santé publique (Diplôme de spécialité,
C.E.S.), obtenu à Paris VI en 1986. - Maîtrise d’histoire, à Paris VII en 1988, sous la direction de Pierre
Vidal-Naquet. - DEA de sciences sociales, à Paris VII en 1991, sur l’histoire des
femmes, sous la direction de Michelle Perrot.
B. Philosophie. - En 1990, je soutiens ma thèse de Doctorat, avec la mention «
Très Honorable », sous
la direction de Jacques Brunschwig, responsable de l’enseignement
de philosophie antique. Cette thèse est en effet une étude des travaux
que Michel Foucault a consacrés à l’histoire de la sexualité dans
le monde gréco-romain. Elle s’intéresse, en particulier, aux médecins
hippocratiques et, plus généralement, à la différence entre la science
de la sexualité des Modernes et l’éthique des plaisirs des Anciens.
Pour le dire brièvement, ces derniers la façonnent comme un art de
vivre qui a la liberté pour condition et la beauté pour forme. - De 1980 à 1986, j’obtiens
les diplômes du cursus philosophique
(licence, maîtrise, DEA), organisé par L’Université de Paris I
Panthéon-Sorbonne, travaillant dans les différents champs de la philosophie
antique, médiévale, moderne et contemporaine. Parmi mes enseignants
sont Marcel Conche, Jacques Ulmann, Pierre Thillet, Maurice de Gandillac,
Hélène Védrine, Jean-Toussaint Desanti, Olivier Revault d’Allones,
Louis Sala-Molins et Robert Misrahi. Parallèlement, je suis les conférences
du Collège de France, et, en particulier, celles de Jean-Pierre Vernant
et de Michel Foucault.
Quant à mes recherches, depuis ma soutenance de thèse en philosophie,
elles ont porté, sur l’épistémologie
médicale et psychiatrique, les sciences humaines, en particulier la
psychanalyse, l’esthétique et la philosophie des arts, la philosophie
morale et politique, la philosophie antique. De ces centres d’intérêt,
témoigne la liste de publications ci-dessous.
II. LES PUBLICATIONS DEPUIS DIX ANS A. LIVRES 1. « Figure de l’intellectuel. Histoire de l'intellectuel
engagé au cours du siècle », in L’histoire
des idées au XXème siècle, Nancy, Berger-Levrault, 2000. 2. « A propos d’un débat sur l’art dit contemporain »
et « Art brut ou autodidacte ? », deux entretiens avec Laurent
Danchin, in L’art contemporain
et après..., Paris, Phénix éditions, 1999. 3. « Freud, amateur d’art et rationaliste », in Créations, psychanalyse, Les Monographies
de la Revue Française de Psychanalyse, Paris, P.U.F., 1998. 4. La Sexualité hier et
aujourd’hui, Editora Cortez, Sâo Paulo, 1994, 2e éd. en 2001,
(texte en portugais).
B. COORDINATION DE REVUE 1. A propos des sectes,
Raison
présente, n°143, 2002 :
2. De la psychiatrie
française en 2003, Raison
présente, n°144, 2002 :
C. ARTICLES (La plupart sont publiés dans
des revues dotées d’un comité de lecture ; par ailleurs, ici ne figurent
pas les nombreux comptes-rendus de lecture, en particulier dans Raison présente et la Revue philosophique.) a. Histoire de la médecine, de la psychiatrie et de la psychanalyse, sciences
humaines et sociales. 1. « Sectes, mondialisation et fanatisme », entretien
avec Gérard Fussman, in Les
Cahiers Rationalistes, N° 563, mars-avril 2003, p.33-39. 2. « Le génie est-il
voisin de la folie ? », in Psychologie
clinique, juin 2002, N° 13, p. 218-227. 3. « Antiphon, sophiste et psychothérapeute », in
Psychologie clinique, 1999, N° 7, mai 1999,
p. 117-185. 4. « Les sectes : analyse psychologique et prévention »,
avec Michel Monroy, in Les Cahiers
Rationalistes, 1997, N° 519, p. 24-27. 5. « Phénomènes sectaires : éduquer et prévenir » ,
avec Anne Fournier, in Politique, La Revue, 1997, N° 6, p. 91-94. 6. « Sectes, la déstabilisation psychologique et sa prévention
», avec Michel Monroy, in Raison présente, 1997, N° 124, p. 93-114. 7. « Lévi-Strauss et la question de la race », in Revista Ciências Humanas, Rio de Janeiro,
1996, vol 19, N° 2, p. 51-60. 8. « Ethnologie et psychanalyse : Lévi-Strauss, critique de
l’interprétation freudienne du mythe », in Le Sphinx, 1996, N° 3, p. 32-41. 9. « André Bourguignon : hommage à un humaniste »,
in Parcours,
1996, N° 13-14, p. 260-263. 10. « Sigmund Freud : la création littéraire et artistique
- quelle est la contribution freudienne à la réflexion esthétique
? », in TRAMA, Revue philosophique de l’Université
d’Etat de Rio de Janeiro,
11. « Sigmund Freud : un aspect de son intérêt pour l’esthétique,
de l’art modèle à la science herméneutique », in Art et thérapie, 1994, N° 51-52, p. 47-53. 12. « A nosological reflection on the Diseases
of Girls, Elucidating the origin of hysterical insanity », in
History of Psychiatry, 1994, V, p. 367-386. 13. « Pierre Briquet et
l’invention moderne de l’hystérie », in L’Histoire, 1994, N° 182, p. 72-74. 14. « Freud, hystérie et féminité. Enquête sur la douceur
et la violence », in Politique,
La Revue, 1994, N° 6, p. 107-112, cité par Jurandir Freire Costa,
in A Face e o Verso, Estudos sobre o homoerotismo
II, Sâo Paulo, Escuta, p. 295. 15. « L’hystérie hippocratique », in Annales médicopsychologiques, 1992, N°
10, p. 705-719, cité par Mark S. Micale, in Approaching
Hysteria Disease and its interpretations, Princeton University
Press, 1995, p. 45 et Jurandir Freire Costa, in A
face e o Verso, op. cit., p. 294. 16. « Femmes et hystérie au XIX° siècle », in Synapse, 1992, N° 88, p. 33-43, cité par
Mark S. Micale, Approaching
Hysteria, op. cit. p. 297. 17. « La sexualité hier et aujourd’hui», in Parcours,
1992, N°5/6, p. 114-196.
b. Philosophie morale et politique, philosophie de l’art et esthétique,
histoire de la philosophie. 1. « D’un siècle à l’autre : regard sur le XXème siècle.
Quel progrès ? », in Les
Cahiers Rationalistes, 2002, N° 558, p. 6-20 et Le
Croquant. Sciences humaines, Art, Littérature, 2002, N° 35/36,
p. 10-24. 2. « Marcel Conche, qui êtes-vous ? », in Parcours,
1999, N°19/20, p.173-177. 3. « Bouddhisme, religiosité et sagesse », in Raison présente, 1999, N° 129, p. 81-100. 4. « Le beau, selon Emmanuel Kant », in Revista Ciências Humanas, Revue de l’Université
de Gama Filho, Rio de Janeiro, 1999, Vol. 22-N°1, p.52-61. 5. « Le retour de la morale », in Psychologie clinique, 1998, N° 5, p. 23-29, numéro spécial consacré
à « Clinique et éthique ». 6. « Actualité de la philosophie morale », in Raison présente, 1998, N° 127, p. 83-105,
numéro spécial, actes du colloque « La morale contre l’ordre
moral ». 7. « L’art de la persuasion : débat entre Platon et les
sophistes », in Raison présente, 1998, N° 126, p. 63-78. 8. « Antonin Artaud et l’asile », in Cultures en mouvement, 1997, N° 3, p. 20-21. 9. « Foucault, lecteur de Platon, de l’amour du beau garçon
à l’amour du Beau en soi », in Daimon,
Revue de philosophie de l’Université de Murcia, 1996, N° 12, p. 13-23,
traduit dans Cadernos de sujetividade,
Université PUC-SP, Sâo Paulo, 1996, N°4, p.218-233. 10. « Folie et psychanalyse dans l’expérience surréaliste
« , in Raison présente,
1996, N° 118, p. 57-62. 11. « Le directeur
de conscience, le psychanalyste et le philosophe. Réflexion foucaldienne
sur l’éthique en tant qu’art de vivre », in Daimon, 1995, N° 11, p. 123-130. 12. « Foucault et la modernité : psychanalyse, christianisme
et art de soi », in Tempo Brasileiro,
Rio de Janeiro, 1994, N° 118-119, p. 97-118. 13. « Michel Foucault et l’histoire de la sexualité : de
la psychanalyse à l’esthétique de l’existence », in Raison présente, Les sciences humaines en débat (II), 1994, N° 109,
p. 71-91, traduit dans Sofia,
Revue de l’Université fédérale de Espirito Santo, 1997, N°4, p.49-66. 14. « Platon : le mythe, l’amour et la beauté »,
in Le Sphinx, 1993, N° 1,
p. 7-15 et in Cultura Vozes,
Sâo Paulo, 1995, N° 3, p. 34-48.
D. Présentation d’expositions et rédaction de catalogues artistiques.
1. « Henri Landier et les grandes ferrailles. Rencontre
d’un artiste avec la technique ou réflexion pour le passage d’un siècle
à l’autre », in Henri Landier,
Peintre graveur. La cohérence d’un oeuvre, C.D.ROM, atelier d’Art
Lepic/Phronésis, 2002. 2. « Sensoformes », Expositions de Didier Georgelin en
2002. 3. « Formes et tendres couleurs », Expositions de
Danielle Perronne en 2002. 4. « Erecducation », Exposition de Philippe Simille
à La Halle Saint-Pierrre en 2002. 5. « Cawian 99 : Atalante et Aristophane », catalogue
du peintre expressionniste Cawian, août 1999. 6. « Couleurs des deux Rives » du peintre abstrait Ab’del Kader Halissat, exposition
à La Halle Saint-Pierre, mars-avril 1999. 7. « Accord’Art, exposition collective d’art contemporain
dans l’atelier d’Hélène Janet à Nouméa », pour les accords dits
de Nouméa, exposition organisée en novembre 1998. 8. « Libres propos »,
présentation pour l’exposition du peintre Claude-Arthur Debeurme,
au Musée d’art érotique, en 1998. 9. « Jean-René Sautour-Gaillard : un archéologue pour
penser le présent », présentation pour l’exposition 1997 de
tapisseries d’Aubusson du peintre-cartonier Sautour-Gaillard.
III. ACTIVITES EDITORIALES, SOCIETES SAVANTES ET INSTITUTS DE RECHERCHE A. Responsabilités - Membre du Comité de rédaction
de Raison présente. - Membre du Comité de rédaction
de l’ex Politique, La Revue. - Rédacteur à la Revue philosophique. - Correspondant de Parcours, revue du GREP Midi-Pyrénées. - Membre de l’Association des
Etudes grecques. - Membre de l’URA 1426 du CNRS,
institut d’esthétique et des sciences de l’art. - Membre de la Société internationale
d’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse.
B. Conférences, colloques et congrès (ayant donné lieu à une publication mentionnée
précédemment) 1. Conférence donnée
à l’I.N.J.E.P.(l’Institut de la Jeunesse et de L’Education Populaire),
du Ministère de la jeunesse et des sports, à Marly-Le-Roi, en décembre
2001 : « D’un siècle à l’autre : regard sur le XXème siècle.
Quel progrès ? », in Les
Cahiers Rationalistes, 2002, N° 558, p.6-20 et Le
Croquant. Sciences humaines, Art, Littérature, 2002, N° 35/36,
p. 10-24. 2. Conférence au G.R.E.P. (Groupe de Recherche et d’Education
Populaire) Midi-Pyrénées, à Toulouse, en décembre 1998 : « Marcel
Conche, qui êtes-vous ? », in Parcours,
1999, N°19/20, p.173-177. 3. Colloque intutulé « La morale contre l’ordre
moral », organisé à Paris en mars 1998 par Raison présente et L’Union rationaliste
: - « Le retour de la morale
», in Psychologie clinique,
1998, N° 5, p. 23-29, numéro spécial consacré à « Clinique et
éthique ». - « Actualité de la philosophie
morale », in Raison présente,
1998, N° 127, p. 83-105, numéro
spécial, actes du colloque « La morale contre l’ordre moral ». 4. Congrès sur la suggestion, organisé par Mme Saillard-Popy
et la Municipalité de Toulouse, en novembre 1996 : - « Antiphon, sophiste
et psychothérapeute », in Psychologie
clinique, 1999, N° 7, mai 1999, p. 117-185. - « L’art de la persuasion
: débat entre Platon et les sophistes », in Raison présente, 1998, N°
126, p. 63-78. 5. Conférence sur Michel Foucault, les questions du pouvoir,
de la sexualité et de la constitution du sujet, à l’Université Fédérale
de Rio de Janeiro, en septembre 1996 : « Michel Foucault et
l’histoire de la sexualité : de la psychanalyse à l’esthétique de
l’existence », in Raison
présente, Les sciences humaines en débat (II), 1994, N° 109, p.
71-91, traduit dans Sofia, Revue de l’Université fédérale de
Espirito Santo, 1997, N°4, p.49-66. 6. Conférence sur le sujet esthétique chez Kant, à l’Université
Fédérale de Esperito Santo, en octobre 1995 : « Le beau, selon
Emmanuel Kant », in Revista
Ciências Humanas, Revue de l’Université de Gama Filho, Rio de
Janeiro, 1999, Vol. 22-N°1, p.52-61. 7. Colloque sur le racisme à l’Université Fédérale de
Esperito Santo, en octobre 1995 : « Lévi-Strauss et la question
de la race », in Revista
Ciências Humanas, Rio de Janeiro, 1996, vol 19, N° 2, p. 51-60. 8. Conférence sur Lévi-Strauss, critique de l’interprétation
freudienne du mythe, à l’Université d’Etat de Rio de Janeiro, au département
de psychiatrie de l’hôpital universitaire Pedro-Ernesto, en octobre
1995 : « Ethnologie et psychanalyse : Lévi-Strauss, critique
de l’interprétation freudienne du mythe », in Le Sphinx, 1996, N° 3, p. 32-41. 9. Conférence sur Freud et l’esthétique donnée à l’Université
de Caen, en février 1995, pour un enseignement d’histoire de la psychiatrie
et de la psychanalyse, organisé par le Professeur Pierre Morel dans
le service hospitalo-universitaire, destiné à des étudiants de troisième
cycle (séminaire qualifiant dans le cursus du D.E.S. de psychiatrie)
: « Sigmund Freud : un aspect de son intérêt pour l’esthétique,
de l’art modèle à la science herméneutique », in Art
et thérapie, 1994, N° 51-52, p. 47-53. 10. Conférences données sur l’esthétique freudienne à
l’Université d’Etat de Rio de Janeiro, au département de psychiatrie
de l’hôpital universitaire Pedro-Ernesto, en octobre 1994 : «
Sigmund Freud : la création littéraire et artistique - quelle est
la contribution freudienne à la réflexion esthétique ? », in TRAMA,
Revue philosophique de l’Université d’Etat de Rio de Janeiro,
11. Conférences données sur Michel Foucault, lecteur de Platon
à L’Université d’Etat de Rio de Janeiro, en septembre et octobre 1994:
« Foucault, lecteur de Platon, de l’amour du beau garçon à l’amour
du Beau en soi », in Daimon,
Revue de philosophie de l’Université de Murcia, 1996, N° 12, p. 13-23,
traduit dans Cadernos de sujetividade, Université PUC-SP,
Sâo Paulo, 1996, N°4, p.218-233. 12. Conférence sur Platon et la beauté à L’Université d’Etat
de Rio de Janeiro, en août 1994 : « Platon : le mythe, l’amour
et la beauté », in Le
Sphinx, 1993, N° 1, p. 7-15 et in Cultura
Vozes, Sâo Paulo, 1995, N° 3, p. 34-48. 13. Conférence sur Michel Foucault et l’art de soi à L’Université
d’Etat de Rio de Janeiro, en août 1994 : « Foucault et la modernité
: psychanalyse, christianisme et art de soi », in Tempo Brasileiro, Rio de Janeiro, 1994,
N° 118-119, p. 97-118. 14. Conférence-débat sur l’histoire de la sexualité donnée
au G.R.E.P. Midi-Pyrénées, à Toulouse, en avril 1992 : « La
sexualité hier et aujourd’hui», in Parcours,
1992, N°5/6, p. 114-196. le 13 Mai 2003 Jean-Philippe Catonné |
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